L’Incubateur KIAMI

Là où l’on apprend à entreprendre.

L’Incubateur est un outil pédagogique, réservé aux étudiants de KIAMI, d’où qu’ils viennent en RDC. À partir d’un projet réel, accompagné dans un espace de travail partagé, il développe la pensée et la démarche entrepreneuriales : la création d’une entreprise en est un aboutissement possible, pas la seule mesure de réussite.

En pratique

Ce que l’accompagnement engage.

Un accompagnement se juge d’abord à ce qu’il demande et à ce qu’il donne. Voici les deux, avant tout argument.

  • L’accès à l’espace de travail partagé de l’institut.
  • Un accompagnement structuré, du diagnostic jusqu’au lancement du projet entrepreneurial.
  • L’appui de plusieurs mentors et experts, selon les besoins du projet.
  • L’accès au réseau d’entreprises partenaires de l’institut.

Incubateur KIAMI

Conditions d’accès

Qui peut candidater
Les étudiants inscrits à KIAMI, quelle que soit leur spécialisation
Durée
Six mois, variable selon le projet
Rythme
Un point d’avancement tous les quinze jours, selon le calendrier académique et les besoins des étudiants
Conditions
Sans frais et sans prise de participation au capital

Cinq rôles, tenus en même temps.

L’Incubateur n’est ni une pépinière isolée ni un simple exercice pédagogique. Sa valeur vient précisément de ce qu’il fait les deux à la fois.

01

Accompagner les projets étudiants

Un étudiant qui arrive avec une idée d’entreprise y trouve un accompagnement structuré pour la transformer en activité viable, sans attendre la fin de ses études.

02

Former par le réel

Le projet n’est pas un cas d’école : c’est l’entreprise de l’étudiant, avec son argent, ses clients et ses fournisseurs. Une pédagogie exigeante, parce que les décisions y ont des conséquences.

03

Ancrer l’institut dans sa région

Les structures d’accompagnement du pays sont concentrées à Kinshasa. Chaque entreprise née à l’Incubateur s’installe dans un tissu économique que personne n’accompagne, et prépare le réseau d’entreprises partenaires de demain.

04

Devenir un carrefour de réseaux

Au-delà de ses propres étudiants, l’institut tisse des liens de formation et d’affaires avec d’autres écoles, entreprises et incubateurs, au Kongo Central, en RDC et à l’international.

05

Relier aux financeurs

Le financement passe rarement par les seules banques : partenaires privés, investisseurs et anges financiers y tiennent une place au moins aussi grande. L’Incubateur peut aider l’étudiant à cheminer dans un parcours complexe dans le financement de son projet entrepreneurial.

Le cours d’abord, l’incubateur ensuite.

Un incubateur académique ne commence pas à l’incubateur : il commence en classe. À KIAMI, personne n’arrive à l’Incubateur sans avoir déjà mené son propre projet entrepreneurial.

Palier 01 — en classe

En première année, pour tous

Projet entrepreneurial I, puis Projet entrepreneurial II : deux projets du tronc commun, menés avant même le choix de la spécialisation. Chaque étudiant y construit le sien — se situer, explorer un besoin réel, essayer.

L’objectif n’est pas de rédiger un plan d’affaires théorique, mais de vivre la démarche. Il n’y a pas d’admission : c’est le parcours de tout le monde.

Palier 02 — à l’Incubateur

Ensuite, à l’Incubateur

Ouvert à toutes les spécialisations dès la première année, en cohorte et à temps partiel, hors de la salle de cours. Il ne s’agit plus d’apprendre la démarche mais de conduire un projet réel jusqu’à la formalisation.

L’admission se décide sur l’engagement du porteur et la clarté du besoin, davantage que sur la maturité du projet. Le suivi continue après la création.

Et la boucle se referme

Les projets nés en première année alimentent l’Incubateur, et les premiers accompagnés reviendront, après leur diplomation, mentorer les cohortes suivantes. C’est ce retour qui manque le plus souvent ailleurs, où le volet pédagogique et le volet d’affaires restent étanches.

Le programme d’accompagnement.

Un programme d’accompagnement structuré, pensé pour donner aux étudiants le temps de réfléchir leur projet autant que de le construire : se situer, tester une idée, apprendre à gérer, à vendre, à financer. Six étapes se suivent, du premier entretien jusqu’aux premières années d’exploitation, avec deux appuis continus : le mentorat et les ateliers courts. La compétence acquise en chemin compte autant que le projet entrepreneurial lui-même.

Entreprendre

Entreprendre, c’est repérer un besoin mal servi et réunir les moyens d’y répondre : en créant son entreprise, en reprenant celle de sa famille, ou en redressant une activité en difficulté.

L’entrepreneuriat social poursuit la même démarche, en visant d’abord un effet collectif : coopératives, projets à portée environnementale ou sociale.

Pour un étudiant en gestion, ce choix change la posture : il ne s’agit plus seulement d’administrer ce qui existe, mais de le faire exister.

présent à chaque étape

05

Mentorat

L’Incubateur met à disposition plusieurs mentors et experts. Chacun intervient au moment où le projet en a besoin, sur l’aspect qu’il maîtrise : le mentorat prend ainsi plusieurs formes au fil du parcours.

  1. 01

    Idéation

    Faire émerger l’idée et la mettre à l’épreuve avant d’y engager du temps : partir d’un besoin mal servi, formuler plusieurs pistes plutôt qu’une seule, les confronter à des clients potentiels, puis retenir celle qui résiste. On cherche large avant de choisir.

  2. 02

    Diagnostic et modèle d’affaires

    Le projet est mis à plat : à qui s’adresse-t-il, quel problème résout-il, comment gagne-t-il de l’argent, et à quelles conditions il tient.

  3. 03

    Prototypage et itérations

    Le projet quitte le papier : premier produit, premier service rendu, première série. On essaie, on corrige, on recommence, jusqu’à ce que l’offre tienne entre les mains de vrais clients.

  4. 04

    Montage financier et financement

    Chiffrage du besoin, plan de trésorerie, préparation du dossier de financement et élaboration d’une stratégie de financement.

  5. 07

    Mise à l’échelle

    Le modèle d’affaires, le produit ou le service, déjà vérifiés auprès d’un petit nombre de clients, sont maintenant testés à plus grande échelle : la qualité, les coûts et l’organisation doivent tenir, pas seulement l’idée de départ.

  6. 08

    Commercialisation et développement

    Fixer un prix qui couvre les coûts, élargir la clientèle, organiser la vente et la distribution, puis passer d’une activité qui tourne à une entreprise qui grandit (recruter, produire davantage, ouvrir un second marché).

formalisation · fiscalité · trésorerie · vente · numérique

06

Ateliers courts

Sessions pratiques sur la formalisation, la fiscalité, la gestion de trésorerie, la vente et les outils numériques de gestion.

Ce qui en ressort

Toutes les trajectoires ne débouchent pas sur une entreprise en activité, et ce n’est pas la mesure retenue par l’Incubateur. Un projet interrompu en cours de route laisse tout de même une méthode de travail éprouvée, un réseau constitué, et le discernement nécessaire pour reprendre un projet sur de meilleures bases.

Les solutions mises au point servent parfois d’autres porteurs, et les apprentissages reviennent nourrir les cohortes suivantes.

Un animateur commente un canevas de modèle d’affaires affiché au mur devant trois étudiants, dans l’espace de travail partagé de l’institut.

Coachs et anges financiers

Accompagner ceux qui commencent.

Un projet étudiant a besoin de deux choses que l’institut ne peut pas fournir seul : le jugement de quelqu’un qui a déjà dirigé une entreprise, et un appui financier pour démarrer. C’est là que vous intervenez.

Accompagnement

Devenir coach entrepreneurial

Vous dirigez ou avez dirigé une entreprise, en RDC ou ailleurs. Vous suivez un étudiant tout au long de son parcours à l’Incubateur : vous l’aidez à poser les bonnes questions, vous lui dites ce qui ne marchera pas, vous lui ouvrez votre carnet d’adresses.

Ce que cela demande
  • Un point d’avancement régulier avec votre étudiant, en présence ou à distance.
  • Une expérience réelle de la conduite d’une activité, la taille de l’entreprise importe peu.
  • De la franchise : un projet qui ne tient pas doit l’entendre tôt.
Ce que vous y gagnez
  • Un regard neuf sur votre propre métier, que les questions d’un débutant obligent à réexaminer.
  • Une relation suivie avec de futurs gestionnaires, avant tout le monde.

Appui financier

Devenir commanditaire ou ange financier

Vous disposez d’une capacité de don ou de commandite et souhaitez la mettre au service de l’économie congolaise. Vous appuyez financièrement un projet étudiant né à l’Incubateur (commandite, don ou avance de démarrage) sans prise de participation.

Ce que cela demande
  • Accepter que la commandite soit un appui, pas un placement.
  • Accepter le risque d’échec du projet soutenu, qui fait partie de l’exercice.
  • Examiner les dossiers que l’Incubateur vous présente, et choisir ceux à appuyer.
Ce que vous y gagnez
  • L’accès à des projets déjà instruits : modèle d’affaires travaillé, chiffrage vérifié, porteur suivi.
  • Une contribution directe à la formation de jeunes entrepreneurs congolais.
Proposer mon accompagnement

Le message s’ouvre pré-rempli dans votre logiciel de courriel. Si rien ne se passe, écrivez directement à Infokiami.institut@gmail.com.

Ce que les étudiants y développent.

Le travail ne porte pas d’abord sur un objet, mais sur un modèle d’affaires : à qui l’offre s’adresse, ce qu’elle coûte, comment elle se vend. Les domaines varient — un produit, un service, une activité de négoce — la méthode reste la même : formuler, confronter au terrain, apprendre.

Deux étudiants câblent le pack de batteries du prototype de scooter électrique qu’ils ont construit.
Formuler

Plusieurs pistes possibles, mises noir sur blanc avant de choisir.

Une étudiante filme une vidéo de placement de produit pour son projet, éclairée par un anneau lumineux.
Confronter

L’idée va au-devant de vrais clients, fournisseurs et prix.

Une chanteuse se produit avec son groupe devant un public d’étudiants, lors d’un spectacle organisé par leur projet.
Apprendre

Le terrain contredit, le modèle change, jusqu’à ce qu’il tienne.

Objectifs

Ce que l’Incubateur cherche à développer.

Produire des entreprises n’est pas l’unique mesure de réussite. Un projet qui n’aboutit pas, mais qui apprend à son porteur à penser et à agir en entrepreneur, a rempli son rôle.

  • Développer chez chaque étudiant la pensée et la démarche entrepreneuriales : repérer une occasion, la mettre à l’épreuve du réel, apprendre de ce qui ne fonctionne pas.
  • Plusieurs issues sont possibles au terme du parcours : une entreprise en activité, un projet d’entrepreneuriat social mené à terme, un projet étudiant conduit jusqu’au bout même sans devenir une entreprise, ou les compétences pour accompagner à son tour d’autres porteurs de projet.
  • Faire émerger en RDC, à commencer par le Kongo Central, des projets entrepreneuriaux et sociaux qui tiennent dans la durée, qu’ils débouchent ou non sur une entreprise.
  • Contribuer à la formalisation de l’économie locale, en accompagnant le passage de l’activité informelle vers des structures reconnues, entreprises comme initiatives sociales.
  • Constituer, projet après projet, le vivier des futurs partenaires — entreprises et organisations — de l’apprentissage expérientiel.

Une dualité interne à l’institut.

Le modèle de KIAMI envoie ses étudiants en entreprise. L’Incubateur fait l’inverse : il amène l’entreprise au sein de l’institut, à un stade où elle n’existe pas encore.

L’étudiant n’y suit pas un apprentissage théorique, mais un apprentissage ancré dans le milieu entrepreneurial, qui développe une pratique réelle et permet de comprendre les différentes dimensions d’un projet de cette envergure. C’est un processus d’apprentissage exigeant, mais qui peut mener l’étudiant à créer réellement son entreprise, ou à lancer un projet social pour la communauté.

Qui peut être accompagné Les étudiants inscrits à KIAMI, à partir de la première année
Qui accompagne Des enseignants et des entrepreneurs de l’Incubateur

Nous joindre autrement.

Vous pouvez aussi passer par téléphone ou vous présenter sur place. Les entreprises qui souhaitent s’associer à l’Incubateur trouveront les modalités du partenariat sur la page qui leur est destinée.

Téléphone +243 85 51 55 668
Adresse Avenue KOLO n° 10
Mbanza-Ngungu, Kongo Central

Questions fréquentes.

Qui peut être accompagné ?

L’Incubateur est réservé aux étudiants inscrits à KIAMI. Toutes les spécialisations sont concernées, pas seulement la filière entrepreneuriat : un projet d’entreprise peut naître aussi bien en logistique, en marketing ou en finance. Pour les étudiants de la spécialisation Gestion d’entreprise, entrepreneuriat et innovation, l’Incubateur est toutefois intégré au programme.

Faut-il attendre une année précise pour candidater ?

Non. Un projet peut être présenté dès la première année. Il sera simplement accompagné au rythme qui lui convient : certains passent des mois sur le diagnostic avant d’engager la moindre dépense.

L’accompagnement est-il payant ?

Non. Il est offert sans frais et sans prise de participation au capital de votre entreprise. Il fait partie de ce que l’institut apporte à ses étudiants.

Quel est le degré de maturité attendu ?

Les candidatures sont examinées sur la clarté du besoin identifié et l’engagement de l’étudiant, davantage que sur la maturité du projet. Une idée bien posée peut être retenue là où un projet avancé mais flou ne le sera pas. Ce sont des projets académiques, mais pas impersonnels pour les étudiants : c’est un processus d’apprentissage exigeant, qui peut réellement mener à des projets concrets.

L’institut prend-il des droits sur mon projet ?

Non. Votre projet reste le vôtre. L’institut ne revendique ni participation au capital, ni droits sur l’idée, ni exclusivité sur ce que vous développez.

Que se passe-t-il si le projet ne se lance pas ?

Renoncer sur la base d’un diagnostic solide est un résultat, pas un échec. L’accompagnement sert aussi à établir qu’un projet ne tient pas, avant que l’étudiant n’y engage son épargne ou celle de sa famille.

Vous êtes étudiant et vous portez un projet ?

L’Incubateur démarre avec l’école de gestion. Si vous rejoignez la promotion et que vous avez déjà une idée d’entreprise en tête, présentez-la dès maintenant : elle sera examinée à votre arrivée.

Domaines dans lesquels les projets sont attendus

Transformation agroalimentaire Commerce et distribution Transport et logistique Services aux entreprises Artisanat de production Bâtiment et matériaux Hôtellerie et restauration Services numériques

Cette liste reflète le tissu économique congolais. Un projet qui n’y figure pas peut être présenté.

Projet enregistré. Merci. L’équipe de l’Incubateur examine votre présentation et vous recontacte à l’adresse indiquée.
Vos coordonnées

Facultatif si vous préférez être joint par téléphone.

Votre situation à KIAMI

L’Incubateur est ouvert à toutes les spécialisations.

Votre projet

À qui s’adresse-t-il, quel problème résout-il, et où en êtes-vous aujourd’hui ? Quelques phrases suffisent.

Facultatif. Le montage financier, la formalisation, la vente, la gestion ?

Vos informations ne servent qu’à l’examen de votre projet.